Marcher dans la ville, c’est humer son Histoire, la petite et la grande. Avec Félibien, guide des mystères, les pavés dévoilent mille et un secrets. Aujourd’hui, on débarque sur l’île Mabon.
L’île Mabon se trouvait où exactement ?
« Cette île était située à hauteur de la butte Sainte-Anne. Elle mesurait 60 m de long pour 60 m de large. Un petit peuple de pêcheurs et de cabaretiers de fortune y vivaient. Elle a été rasée pour faciliter la navigation des cargos en 1902. »
On m’a parlé de la peste, ça vous dit quelque chose ?
« Oui, Nantes a connu une épidémie de peste de 1625 à 1627. L’hôpital du Sanitat, quai de la Fosse, ne pouvait accueillir tout le monde. Les autorités décidèrent de construire des loges en bois sur l’îlot pour les malades. »
Vous avez trouvé des témoignages sur des cabarets douteux ?
« Un seul ! Grâce à un érudit, le baron Gaëtan de Wismes, qui a mis la main un livre intitulé La vie française à la veille de la révolution 1783-1786. Il a été écrit par une Anglaise, Madame Cradock, puis traduit par Madame Delphin-Balleyguier. »
Madame Cradock ?
« Oui, cette honorable dame séjourna quinze jours avec son mari et deux serviteurs à Nantes. Le jeudi 1er septembre 1785, elle gagne le quai de la Fosse pour y prendre un bateau et se promener sur la Loire. »
Incroyable, et alors ?
« Je vais vous lire un extrait : «Nous parcourûmes l’île et entrâmes dans un cabaret demander une bouteille de vin. Mais impossible de la boire, ce dont ne furent pas fâchés nos bateliers. L’hôtesse nous informa que le dimanche son cabaret était très fréquenté, qu’on y dansait, qu’on y faisait de la musique, qu’on y buvait. Cette femme, ses trois enfants, deux chiens et un chat furent les seuls êtres vivants que nous rencontrâmes dans cette île et (excepté le chat) d’une malpropreté repoussante» ».
Mais encore !
« La femme elle-même se montrait d’un sans-gêne désagréable. Elle nous dit que Nantes était une ville morte, excepté en temps de guerre. Nous prenant pour des Américains, elle ajouta que la dernière guerre avec l’Angleterre avait été une guerre d’or pour la France et qu’elle en souhaitait une autre semblable. Nous payâmes sept sous notre bouteille de vin et y reprîmes notre bateau pour arriver à Nantes à sept heures ».
Belle histoire et la conclusion ?
« On la doit au baron Gaëtan de Wismes, qui écrit à la fin de cet opuscule : «Sept sous d’alors, c’était un peu cher pour un vin détestable. L’aubergiste de l’île Lemaire continuait à sa façon la guerre contre les Anglais» ».
Stéphane Pajot
Comment êtes-vous tombé sur la piste Maurice Gourdon ?
« En septembre 2007, je préparais une escalade en haute montagne au pic des Spijeoles (3 065 m). En regardant la carte IGN, j'ai vu un autre pic à côté qui s'appelle le pic Gourdon. Je me suis souvenu avoir lu quelque part qu'un certain Maurice Gourdon avait été nommé président d'honneur du CAF de Nantes à sa création en 1936, un grand pyrénéiste et un grand savant. Sans trop y croire j'ai questionné les plus anciens du club à ce propos, mais ils ne savaient rien. »
Vous avez persévéré...
« C'est dans d'anciens livres d'alpinisme que j'ai eu la confirmation de mon intuition. Un pic des Pyrénées très haut et isolé, proche de la frontière espagnole, porte donc le nom d'un alpiniste nantais oublié. Il en aurait fait la première ascension le 4 octobre 1881. Ensuite j'ai fouillé sur plusieurs pistes les divers aspects de la personnalité de ce Maurice Gourdon. J'ai été très surpris par l'ampleur du personnage. Parallèlement, j'ai fait la connaissance de M. Ritter, un spécialiste du pyrénéisme, qui planchait sur le sujet depuis 17 ans. Bien qu'il n'habite pas dans la région on s'est vus plusieurs fois à ce sujet. Il en a (enfin) produit un livre remarquable et très illustré, disponible uniquement dans les librairies Coiffard et Dobrée. »
D'où était originaire Maurice Gourdon ?
« Né à Nantes en 1847 (décédé en 1941), son père d'origine vendéenne était médecin, et sa mère issue de la noblesse. Dès l'âge de 12 ans, il allait à Luchon régulièrement, où sa mère devait être soignée aux thermes. Ils vivront dans la villa de sa mère de 1874 à 1897, jusqu'à la mort de celle-ci. En 1874, il a été l'un des fondateurs du club alpin français national, dont il sera le dernier survivant. »
Il fit des premières de sommets ?
« Oui, notamment celle du point culminant en hivernal en 1879 (l'Aneto, 3 404 m), et de plusieurs aiguilles du massif des Encantats. Toute sa vie il sera passionné par l'exploration des montagnes pyrénéennes, que ce soit côté français ou espagnol. Il fera de nombreuses premières de sommets. »
Qui était-il réellement ?
« Un véritable aventurier, comme en a fait le XIXe siècle. Car ses périples en montagne et dans de nombreux pays étrangers étaient aussi le support de recherches scientifiques et de collections de minéraux, de fossiles et même de fulgurites (roche frappée par la foudre) sur les sommets souvent exposés aux orages. Il fut également un précurseur de la photographie dès la fin du XIXe siècle et nous a laissé comme trésor des centaines de plaques de verre. Elles permettent par comparaison de constater le recul et malheureusement la disparition inéluctable des glaciers pyrénéens. On retiendra qu'il réalisait des paysages de montagne dessinés à l'encre de chine. L'une d'elles est précieusement conservée au musée des Beaux-Arts de Nantes. »
Propos recueillis par Stéphane Pajot
Marcher dans la ville, c’est marcher dans l’Histoire. En parcourant les rues de Nantes en compagnie de Félibien, les pavés nantais, dévoilent mille et un secrets. Aujourd’hui, deuxième volet des histoires de morts.
De tout temps, Nantes a été le théâtre d’incroyables histoires. Au fil d’un entretien serré mais cordial, le guide Félibien raconte comment nos ancêtres, près de la porte Saint-Pierre étaient enterrés dans les mêmes cercueils.
Nous l’avions laissé (lire nos éditions du 30 novembre) avec les squelettes de la porte Saint-Pierre. Il nous en dit un peu plus.
Qu’a-t-on appris de l’analyse des squelettes ?
« L’un des archéologues qui travaillaient sur ces fouilles en août 1911 a estimé que le cercueil était empli de terre aussitôt qu’un cadavre y était déposé.Quand on avait une seconde inhumation à faire dans le même cercueil, on enlevait la partie supérieure de cette terre sans toucher à l’autre. »
Quelle conclusion en tirer ?
« Cela impliquerait qu’aux temps mérovingiens, ces cercueils, qui composaient un vaste cimetière, dont on a retrouvé des traces jusque sous la place Louis XVI, devaient être à fleur de terre. Ils ne restaient pas à usage exclusif de celui qui y était déposé le premier. »
On entassait donc les morts l’un par dessus l’autre ?
« Plusieurs générations ont en effet pu s’y succéder, à l’image de locataires dans un immeuble. Les vieux sarcophages de pierre avaient fini par faire office de fosse. On les vidait pour mettre un autre corps, et, quand la chose était possible, un second par-dessus. »
D’autres révélations ?
« Oui, l’une pour la moins surprenante. Dans un des cercueils, la moitié de l’occupant avait disparu. Près de lui, les chercheurs trouvèrent de nombreuses racines entremêlées. Vous saisissez ? »
Non, pas vraiment…
« La vie sort de la mort, pardi ! Ex morte vita ! Les arbres du jardin de l’évêché venaient tout simplement puiser leurs sucs jusque dans ces profondeurs. Tout un côté du pauvre défunt était donc passé en leur feuillage. Si ces arbres avaient continué de vivre et de s’alimenter dans ce cercueil, le reste de ses restes aurait probablement fait les frais de leur beauté. »
C’est gai, mais encore ?
« Entre les dix sarcophages découverts, cantonnés entre le mur gallo-romain et le mur du Xe siècle, on trouva aussi de nombreux squelettes entiers enterrés à même le sol. Et, selon G. Durville, un érudit nantais, ce cimetière chrétien faisait suite à une sorte de cimetière païen. Aux abords de la porte Saint-Pierre un grand nombre de stèles romaines avaient été trouvées. Le dallage de la porte en était même formé. Toutes ces stèles furent abattues lors de l’occupation gallo-romaine de Nantes. »
Ces stèles étaient placées à quel endroit à l’origine ?
« Le long des voies importantes, aux abords de la ville de Nantes. C’est là que les familles romaines préféraient ériger leurs tombeaux. On n’arrivait aux demeures des vivants qu’après avoir passé celles des morts. »
Stéphane PajotHangars et cheminées composent alors ce paysage, aujourd'hui en pleine révolution.
De rares cheminées subsistent de cette époque révolue.
Cette gravure de Granjouan, dont le cousin n'était autre que l'industriel spécialisé dans les déchets et patron des balayeuses de Nantes, est exposée aux archives départementales parmi une somme de documents inédits, de photographies géantes et particulièrement bien agencées.
Un regard panoramique
« Nous avons eu envie de proposer au public un regard panoramique sur cette aventure de 1820 à 1830 », soulignent Morgan Le Leuch et Samuel Boche. « On expose quelques branches novatrices et motrices industrielles.
On montre ainsi l'invention d'un paysage et l'invention d'un monde ouvrier.
Les signes de visibilité se traduisent par les cheminées des usines, les voies de communication.
La construction actuelle de l'ère métropolitaine autour de l'estuaire trouve sa source dès la fin du XIXe siècle ».
75 ouvriers typographes
Parmi les petites perles, le visiteur apprendra que le premier syndicat français, qui n'en porte pas encore le nom, est né à Nantes. Il s'agit de « l'association typographique et philanthropique à Nantes ». Droits, défense et résistance sont au programme de leurs revendications. Une lettre exposée, en date du 24 juillet 1833, explique son fonctionnement. 75 ouvriers typographes du département de Loire-Inférieure participent à cette organisation.
Stéphane Pajot
Juge d'instruction : M. Le Marchand.
Procureur général : M. Simonneau.
Président : M. Lemonnier.
Président des jurés : Gustave Charron, Saint-Sébastien-sur-Loire, né le 4 octobre 1883, employé aux Docks de l'Ouest.
Jean Danais, Pontchâteau, né le 21 juillet 1866, retraité de la Cie de chemin de fer Paris/Orléans.
Victor Vilain, Cheméré, né le 20 octobre 1872, retraité des chemins de fer.
Louis Chéneveaux, Saint-Nazaire, né le 17 octobre 1893, contremaître.
Jean-Baptiste Marchais, Rezé, né le 8 octobre 1871, entrepreneur de maçonnerie.
Donatien Rialland, Les Touches, né le 25 novembre 1887, horloger.
Théodore Bretin, Nantes, né le 19 septembre 1873, négociant.
Nicolle, pas d'autres renseignements.
Ernest Bernier, Rouans, né le 20 octobre 1873, propriétaire.
Gabriel Martin, Saint-Herblain, né le 4 mai 1894, commerçant.
Vos témoignages
Les témoignages, photos ou autres peuvent être adressés au journal, par courrier à Presse Océan, 8 rue Santeuil, 44 000 Nantes ou par mail à redac.locale.nantes@presse-ocean.com.
C'est au lycée Saint-Stanislas que le comité du souvenir et association des anciens résistants se sont réunis hier pour célébrer le souvenir de Michel Dabat et de son acte de résistance.
Célébrer un homme toujours dans la mémoire du lycée
Michel Dabat intègre une classe secondaire en 1933 au lycée Saint Stan. Il porte alors un grand intérêt au dessin et décide en 1936 de rejoindre l'école des Beaux Arts de Nantes. La guerre arrive et Michel Dabat entre dans une organisation de résistance.
Mort à l'âge de 20 ans, Michel Dabat reste une figure de la résistance nantaise tout comme l'était son ami Christian de Mondragon. Cependant, l'un s'en est allé avant l'autre. Il était membre du réseau mis en place dans la Loire-Inférieure par Max Veper, avocat à Châteaubriant, et Henri Vandernotte employé du magasin Decré à Nantes.
Acte héroïque
Dans la nuit du 10 au 11 novembre 1940, en compagnie de Christian Mondragon, il plante un drapeau tricolore sur une tour de la cathédrale de Nantes. C'est à la suite d'une dénonciation que Michel Dabat est condamné le 18 août 1941 à la prison des Rochettes. Comme de nombreux d'entre eux, cela résonnait tel un pressentiment, « Depuis longtemps je m'attends à tout », confiait Michel Dabat dans une de ses lettres destinées à sa famille. Il est exécuté le 22 octobre au champ de tir de Bêle et enterré à Saint-Julien de Concelles, pas de plaque ni de lettre sur sa tombe car les Nazis avaient interdit toute inscription.
« Cette plaque est un hommage à un grand homme qui aura servi l'histoire » clôture Christophe Bouhier.
C.D
Les funérailles de Victor Hugo
Dans l'ouvrage La presse à Nantes, de 1757 à nos jours, on apprend que ce jeune homme, né le 22 décembre 1875, assista avec sa mère, veuve à vingt-neuf ans, aux funérailles de Victor Hugo « pour qu'il vive cela ». « Episode fondateur. Cela pourrait expliquer ceci : la force de ses futurs engagements, le révolutionnaire qu'il va devenir ». Ses débuts dans la presse, il les fera au Phare de la Loire, en remplacement du dessinateur Alexis de Broca, alors dépêché au procès Dreyfus.
« Une vie culturelle affligeante »
C'est au lycée de Nantes que Jules Grandjouan démarre sa scolarité. Ses cousins ont pour nom Jean-Emile Laboureur, le peintre et Paul Grandjouan, pionnier de la salubrité urbaine. À 22 ans, en 1897, avec son camarade de classe, Marcel Giraud-Mangin, ils fondent La Revue nantaise littéraire et artistique.
Ils entendent réveiller Nantes « dont la vie culturelle leur paraît affligeante ». Cette aventure s'achève avec le numéro 19 en octobre 1898.
Mais la fougue de Grandjouan prend vite le dessus et il faut voir avec quelle plume et quel dessin réaliste il prend la défense des balayeuses de rues, alors en grève à Nantes. Ce sera la une du Petit Phare en 1899. Parallèlement, il collabore au Clou, un cercle de bons vivants, guidé par l'architecte Georges Laffont.
Avec Bettina Simon, une institutrice proche des milieux ouvriers, il se marie et sera papa d'une petite fille, Edwige dit Vige. Envoyé spécial de L'Ouest Illustré, il embarquera sur le bateau Le Melmore pour couvrir une nouvelle liaison maritime entre Nantes et Weymouth (de la compagnie anglaise Great western railway) avec prolongement ferroviaire jusqu'à Londres.
Mille vies
« Grandjouan aura mille vies ». Condamné « à 18 mois de pri-son pour des pamphlets contre l'armée et le parlement alors qu'Aristide Briant est président du conseil », il s'exilera à la poursuite d'Isadora Duncan, la danseuse californienne, dont il est amoureux.
« Deux ans avant sa mort, Presse Océan le rencontrera, penché sur une nouvelle tâche, la transplantation d'un camélia dans la cour intérieure du vieil immeuble qu'il habite rue Férréol-Bolo. Il a quatre-vingt-dix ans ».
Stéphane Pajot
Pour se souvenir, l'établissement avait pris le soin d'inscrire sur les murs de la salle du parloir quelque 277 noms de disparus au combat. C'était juste après la guerre, en 1922.
« J'ai toujours cru qu'il s'agissait d'élèves, jusqu'à ce que je m'y intéresse de plus près et que je fasse quelques découvertes. » François Perdrial, ancien professeur d'histoire au lycée, a très vite compris que la liste édifiée en 1922 concernait les anciens élèves et non uniquement les élèves scolarisés au moment de la guerre.
Sur la trace des disparus
Il s'est alors lancé dans une fastidieuse recherche, avec un objectif : vérifier toutes les identités de ces disparus. « Sur le site du service général des armées, on trouve toutes les fiches des Poilus. Pendant un an, je me suis amusé à retrouver les noms inscrits sur le mur et sur le livre d'or du lycée et j'ai eu quelques surprises... » Des orthographes erronées, des prénoms modifiés, des morts aux combats qui n'en étaient finalement pas, des doublons aussi...
Des fautes et des doublons
Le professeur retraité, croyant faire de l'histoire a dû se remettre aux mathématiques. « Finalement, j'ai compté 274 anciens élèves morts durant la Grande Guerre. Sur les 277 de départ, huit noms n'étaient pas enregistrés aux services de l'armée, un était inscrit en double sur le tableau et un autre est décédé dans une guerre coloniale. En revanche, j'ai retrouvé la trace de sept soldats, oubliés de la liste » (voir ci-dessous). Des noms communiqués par les familles ou retrouvés en fouillant les archives du lycée. « Ces oubliés auront certainement leur place dans la salle du parloir, très bientôt. »
18 ans et vingt jours
Cette étude a été l'occasion aussi de dresser un tableau des ravages de cette guerre à l'échelle du lycée. Parmi les disparus, 50 % étaient des officiers. « Ce détail mis à part, Clemenceau est à peu près à l'image de la France » : la plupart sont décédés en 1915 (26 %), « une année où se sont enchaînés des combats qui ne menaient à rien ». La moyenne d'âge des disparus est de 25,6 ans, sachant que plus de la moitié ont moins de 25 ans. « Le plus âgé était le général Montaudon, âgé de 53 ans. Le plus jeune s'appelait Maurice de Battisti, mort en 1915. Il avait 18 ans et 20 jours... »
Sophie Trébern
Exposition, à découvrir au parloir du lycée, jusqu'au 21 novembre.
Les dons ont afflué hier
L'exposition inclut les deux guerres mondiales et l'entre-deux-guerres. Pour ce qui concerne la période 1914-1918, la collecte n'a commencé qu'hier. Beaucoup de dons ont été faits : livrets militaires, photos, tableaux de décoration, objets liés aux tranchées, correspondances, etc.
« On a reçu plein de petites choses très intéressantes, on est très satisfait du résultat », fait observer la conservatrice du musée, Krystel Gualdé.
Sait-on par exemple que dans le fond des tranchées, trempant dans la boue et cernés par l'ennemi, les Poilus transformaient des douilles ou des têtes d'obus pour en faire des objets sortis de leur imagination ? Un tel objet précieux a été justement offert hier par un Nantais : un encrier fabriqué dans une tête d'obus. Don étonnant aussi que ce minuscule canif, plus petit qu'un doigt, bricolé sur le front et collecté hier à Nantes.
Aujourd'hui, de 14 heures à 17 heures, le musée continuera d'accueillir les dons. Les objets patriotiques, qui pullulaient à l'époque, seront les bienvenus. Ainsi ces cartes postales de propagande où l'on ridiculisait les Allemands. Ainsi ces cocardes ou ces médailles avec le coq français qui devint à l'époque l'emblème national en opposition à l'aigle de l'Empire germanique.
La future exposition du musée comptera avec des objets « prêtés, donnés ou laissés pour être étudiés », indique la conservatrice, Krystel Gualdé, qui fait état de dons réguliers et importants au musée d'histoire de Nantes. C'est aux familles qu'elle fait appel et non seulement pour des dons d'ordre militaire.
Les objets de la vie quotidienne bienvenus
« Nous nous intéressons aux gamelles, gobelets et besaces des Poilus mais aussi à tous les objets de la vie quotidienne comme les assiettes, les calendriers, les jouets patriotiques, les livres et les manuels scolaires », poursuit Krystel Gualdé.
Beaucoup d'objets se perdent ou se détériorent au-delà de deux générations. Et les petits-enfants ou arrière-petits-enfants ne reconnaissent pas toujours l'intérêt d'articles témoignant de cette époque. En mai dernier, semblable collecte avait concerné la Seconde Guerre mondiale.
Une assiette nazie était tombée dans l'escarcelle du musée. Serveur à bord d'un navire allemand, un Nantais en avait volé tout un service ! Enfin un résistant qui avait décroché un grand drapeau nazi à la Kommandantur à Nantes à la Libération l'avait offert au musée.
Tous les objets ont des histoires, même banales. Pour peu que le musée les connaisse, ils prendront de la valeur pour l'exposition.
Frédéric Testu
Exposé actuellement à l'Hôtel des ventes Couton-Veyrac, le patrimoine de Julien Gracq - provenant de sa maison de Saint-Florent-le-Vieil et de son appartement parisien - tient à la fois de la salle des trésors et du sympathique vide-greniers.
Nombreux visiteurs
Hier, près de 200 visiteurs sont venus plonger dans l'intimité du jeune Louis Poirier devenu Julien Gracq. « On a vu pas mal de gens qui ne sont pas habitués des salles de ventes, passionnés par l'oeuvre de Julien Gracq », indique Aymeric Rouillac, commissaire priseur stagiaire.
Beaucoup de Nantais, à l'instar de Bernard, cadre dans une administration de 40 ans : « J'aimerais bien m'offrir un petit souvenir de cet auteur que j'apprécie. Je vise plutôt les bouquins ou les bibelots, plutôt les lots qui ne font pas l'objet d'estimations. Une lampe de chevet, une pendule, pourquoi pas : je trouve ça amusant, ça a un petit côté idolâtre... »
Dépasser l'image de l'ermite
« Venir ici, c'est découvrir toutes les facettes de la personnalité de Julien Gracq, souligne Aymeric Rouillac. C'est dépasser la seule image de l'ermite de Saint-Florent-le-Vieil. À travers les oeuvres d'art que collectionnait l'écrivain, comme ce nu de femme réalisé au fusain par Derain, on se rend compte que Julien Gracq était aussi un bon vivant. »
Entre autres pépites, figure une édition originale du Rivage des Syrtes (12 à 15 000 €), une édition du Chef-d'oeuvre inconnu de Balzac contenant 12 eaux-fortes de Picasso (15 à 18 000 €). Le clou de l'exposition ? « Sans nul doute la correspondance de Gracq avec André Breton », confie Henri Veyrac, commissaire priseur. Ce lot, qui sera probablement préempté par la Bibliothèque nationale de France, est mis à prix autour de 30 000 €. « Il devrait dépasser sans mal les 50 000 €. »
Y. G.
Exposition visible encore les 10 et 11 novembre de 9 h à 12 h et de 14 h à 18 h, à l'Hôtel des Ventes Couton et Veyrac (10, rue Miséricorde). Ultime visite le 12 au matin.
La « vente Gracq » est programmée le 12 novembre, à 14 heures.
Boomerang
Le boomerang était un de ses sports favoris qu'il pratiquait régulièrement près de chez lui. « Nous avons beaucoup parlé aussi du boomerang, dont il me montre plusieurs modèles qu'il est allé chercher au grenier. Il jour à ce jeu avec M. G. dans les prés de la Loire, quand ceux-ci ont été fauchés. Et il est visiblement content quand je le complimente d'avoir conservé la force du bras nécessaire à propulser l'engin sur une trajectoire de quarante mètres ». Il n'y a hélas pas de boomerang à la vente (ci-dessous) Gracq. Mais où sont-ils passés ?
Une trop bruyante sablière
« Il n'est pas non plus « persona grata » dans sa petite ville, depuis que sous Pompidou, ancien condisciple à Normale, profitant de ses bonnes relations avec celui-ci, il a obtenu que cessât l'exploitation sous ses fenêtres d'une sablière dont les grues lui avaient un vacarme incessant ». Pompidou est toujours resté ami avec lui mais ne réussira pas à lui accrocher une légion d'honneur.
Contrôle fiscal
« Il a remis plusieurs fois notre rendez-vous parce que ses déclarations de revenus l'accablaient. Un contrôle fiscal est infligé, pour une estimation insuffisante de sa « gendarmerie » à l'ISF, pauvre grand homme de 97 ans ce mois-ci. Pas de pitié ! il faut dire qu'il s'obstine à rédiger ses déclarations sans aide, par économie. Quand je lui dis qu'il pourrait faire faire, comme moi, ses deux déclarations (de revenus et d'ISF) en même temps, ce qui réduirait de moitié sa dépense, il dresse l'oreille ».
Fantastique américain
« Il apprécie l'effort d'imagination de Lovecraft et du fantastique américain et y situe le renouvellement du roman ». Des romans d'Edgar Poe comme de Tolkien font partie de la vente.
Ni Céline ni Houellebecq
« Gracq n'aime pas « Voyage au bout de la nuit », estimant que l'auteur s'y est complu dans un style trop capricieusement personnel pour que son livre ne tombe pas dans l'oubli [...] Des Particules élémentaires, de Houellebecq, il pense que c'est un livre mal ficelé, trop long, bourré d'un érotisme lassant, mais qui fustige méritoirement les idées de 68 et, dans ses cinquante dernières pages, annonce très prophétiquement un monde nouveau ».
Pas de pitié pour Villepin
« Côté visites, Villepin vient d'être éjecté. Il avait manigancé, avec un complice, un déjeuner avec le grand homme, qui a évité le piège. Vous pensez, en pleine campagne référendaire ! Le restaurant aurait été truffé de journalistes, caméras, micros ¯ et Villepin, commissaire culturel Chriraquien trop heureux de rapporter à son maître une telle proie dans sa gibecière ». Gracq était partisan du oui à l'Europe.
Stéphane Pajot
C’est dans le quartier du marché Talensac que le père de Jacques Demy dirigeait un garage. C’est aussi là que l’adolescent, né le 5 juin 1931 à Pontchâteau, grandira. Du collège technique Launay à l’école des Beaux-arts où il réalise ses premiers films amateurs en 9, 5 mm, Jacques Demy tourne son premier court-métrage quelques années plus tard. Ce sera Le Sabotier du Val de Loire, en 1955, mis en boîte en pays nantais dans la commune de La Chapelle-Basse-Mer.
« Lola » à La Cigale
Son premier film, c’est Lola. Le tournage s’étale alors du 7 juin au 17 juillet 1960 dans le centre-ville de Nantes. La brasserie belle époque de la Cigale et le passage Pommeraye entrent à jamais dans l’histoire du cinéma. Le film est salué par la critique.
L’histoire ? Madeleine, dite Lola (Anouk Aimé), est chanteuse de cabaret au port de Nantes. Bien qu’elle ait de multiples aventures avec des marins de passage, elle reste fidèle à l’amour et à la mémoire de Michel, un amant de passage. Sept ans plus tard, il est de retour en même temps que Roland, un ami d’enfance de Lola qui se rend compte qu’il est amoureux d’elle…
Aux décors et aux costumes, on retrouve le Nazairien Bernard Evein. Suivront Les Parapluies de Cherbourg (1964), Palme d’or à Cannes, puis Model Shop (1969). Le film Une chambre en ville sera tourné en 1982 sur fond de grèves aux chantiers navals de Nantes.
Agnès Varda retracera l’enfance de son époux dans le film Jacquot de Nantes en 1990. Elle tournera des scènes sur la place Graslin, cours Saint-Pierre, dans les douves du château et du côté de Chantenay à l’Olympic cinéma. « Tout son cinéma s’inscrit dans son enfance », souligne Agnès Varda lors du tournage. « C’est une enfance heureuse dans un contexte misérable qui était la guerre », dira Jacques Demy. « Ma femme qui connaissait tout de moi, finalement, ne connaissait pas mon enfance ». Il ne verra jamais ce film, emporté par une hémorragie cérébrale le 27 octobre 1990. Agnès Varda lui rendra à nouveau hommage avec Les demoiselles ont 25 ans (1993) et L’Univers de Jacques Demy (1995).
Stéphane Pajot
Marcher dans la ville, c’est humer son histoire, la petite et la grande. Avec Félibien, guide des mystères de la cité, les pavés nantais dévoilent mille et un secrets. Aujourd’hui, l’histoire du lieutenant au visage masqué.
Des momies, un abbé foudroyé, de tout temps, Nantes a été le théâtre d’incroyables histoires. Au fil d’un entretien serré mais cordial, le guide Félibien, livre quelques anecdotes inédites sur un lieutenant pacifiste.
Qui était ce lieutenant ?
« Les Nantais de la fin du XIXe siècle ont tous son nom en mémoire. Le lieutenant Caillet [ndlr, né vers 1850] de Nantes ou « Père Caillet », comme il sera surnommé par la population, croisait régulièrement dans les îles du Pacifique. Alors jeune enseigne de vaisseau, il avait été envoyé dans les colonies françaises sur le navire La Boussole. Il s’y trouvait au moment de la prise de possession de Tahiti. Mais, pacifiste dans l’âme, cet homme plein de bonté préférait la conquête paisible à la guerre. »
Qu’advint-il de lui ?
« Il fut rappelé en France. À Nantes, un événement terrible décida de sa vie. En passant dans une rue près du quai Richebourg, il tomba nez à nez avec une maison en flammes. Un passant lui apprit que des enfants étaient restés coincés à l’intérieur.
N’écoutant que son courage, il entra dans le brasier et sauva les deux malheureux. Mais il fut blessé… »
Gravement ?
« Oui. Il ressortit avec des brûlures atroces aux yeux et au visage. Les prunelles atteintes, il fut sur le point de perdre la vue. Quand il fut guéri, ce marin se rendit compte qu’il n’était plus capable d’assumer les charges de sa fonction. Et surtout, cela lui répugnait de montrer aux gens ses grosses paupières sanguinolentes. Il songea alors à retourner à Tahiti afin de se réfugier seul dans une île au fond d’une case. »
Ce qu’il fit ?
« Exactement. Il donna sa démission et s’installa dans une île enchantée de l’Océanie. Il y mena en quelque sorte la vie d’un saint. Les indigènes le vénéraient comme un Dieu, d’autant qu’il était mystérieusement voilé. »
Voilé pour ne pas que l’on voit ses yeux ?
« Tout à fait. Il n’aimait plus son visage atrocement mutilé. Il choisit en premier lieu d’élever une case en bois polychrome et en bambou située sur une pointe solitaire à environ quatre kilomètres de Papeete. Les habitants le surnommaient le « Père Caillet ». Car ce philosophe fit partie du comité de surveillance des écoles du Pacifique. Tous les petits élèves observaient le Père Caillet avec des mines étonnées. »
Ils en avaient peur ?
« Non, ils étaient surpris de la bonté de cet étranger qui, après avoir porté un mystérieux voile, arborait désormais de grosses lunettes noires. Ils l’avaient baptisé « Mata pô », soit « L’œil de la nuit ». Il vivait de fruits. Ses amis, les voisins les Atious, pauvre tribu de pêcheurs venus des îles Cook pour chercher fortune à Tahiti, ne manquaient jamais de venir le saluer à l’image de marins nantais. Ce petit vieillard, sec et droit, dont la courte barbe se hérissait en broussailles, servait de trait d’union entre les Européens et les Tahitiens. Il est décédé à Papeete à l’âge de 83 ans et enterré sous des guirlandes de frangipaniers, fleurs funèbres. »
Stéphane Pajot
Il paraît que Nantes a longtemps eu une réputation sulfureuse ?
« C'est exact. Du côté du fameux quai de la Fosse très précisément, quai de tous les fantasmes et de toutes les aventures, quai des départs et des arrivées des marins. vant la Seconde Guerre mondiale, à la fin des années trente, Nantes était même qualifiée « d'anti-chambre des mauvais garçons » et de « capitale des tricards » ! »
Nantes, capitale des tricards ?
« Oui, oui. Je me souviens d'un article paru dans le mensuel « Police magazine » où le reporter, je cite, parle d'une ville « attirée par un secret instinct dont les racines plongent jusque dans une hérédité de pirates et de trafiquants de chair noire, avec une pègre agglutinée sur les bords de l'Erdre et sur les quais de la Loire. » »
Ouh, là, c'était chaud !
« Plus que ça, Nantes comptait à ce moment-là quelque dix-huit maisons de tolérance, y compris la boîte sélecte de la rue Scribe, le numéro 28. Il y avait même des sociétés secrètes ! »
Elles se trouvaient où ces maisons, hum hum, de tolérance ?
« Dans un quartier circonscrit à trois venelles mystérieuses donnant sur le quai de la Fosse : la rue des Marins, la rue des Trois-Matelots et la rue d'Ancin. Les maisons closes avaient pour nom « À l'Aéroplane », « Le Cyrano », « La Demi-Lune », « La Girondine », « le Vert Galant », « l'Abbaye » ou encore « La Patte de Chat ». Toutes ces enseignes lumineuses ont fini par s'éteindre une par une après la loi dite loi Marthe Richard en avril 1946. Elle décrétait l'interdiction et a fortiori la fermeture des maisons closes. »
Et qu'est-ce que vous entendiez par « sociétés secrètes » ?
« Il y eut la « Corporation des ardents » qui provoqua des accidents de rue et inonda la ville de lettres anonymes. »
Une bande de corbeaux ?
« Oui, en quelque sorte. Cette corporation comptait une cinquantaine de membres vêtus de cagoules et était inspirée par un sorcier. Ce dernier mourut au moment où l'opinion publique commençait à s'inquiéter de leur activité. »
Tiens donc et il y en eut d'autres ?
« Il y eut la « Compagnie des Noir et Rouge » qui prédisait la destruction de la ville de Nantes par un gigantesque incendie. Et puis la « Secte des Négriers », je n'invente rien, qui rassemblait ses adeptes dans une modeste chambre du quartier Sainte-Anne. Ils se retrouvaient au milieu d'un décor baroque d'ancres de marines et de pavillons corsaires à tête de morts. »
Mais encore...
« « Les Anonymes », une autre société secrète qui se réunissait dans une cave du quai de la Fosse. Tous couverts de cagoules eux aussi, à l'image du Klu Klux Klan, ils furent pris en flagrant délit de « réunionnite » par la police. »
Et mis sous les verrous ?
« Direct au trou sans passer par la case départ ! Ils expliquèrent à la police que leur code ordonnait de « faire le mal et de vivre le mal ». Curieux programme. »
Stéphane Pajot
« Les objets recherchés, souligne Krystel Gualdé, responsable du service de la conservation au château et pilote du projet, ne sont pas « des oeuvres » ou des « objets extraordinaires ». Ce sont les petits objets personnels ou correspondances ayant appartenu à des Poilus ou à des familles nantaises ».
Une exposition pour 2011
En partenariat avec les Archives municipales, le musée prépare en effet une grande exposition sur « Les guerres et l'entre-deux guerres à Nantes et Saint-Nazaire » pour le début 2011.
Le musée souhaite également enrichir ses collections contemporaines afin de recomposer sa dernière section consacrée au XXe siècle, en développant notamment l'évocation des deux conflits mondiaux.
Actuellement, il ne dispose pas de suffisamment d'objets pour en évoquer l'histoire et la mémoire. Depuis la remise officielle le 6 mai dernier d'objets relatifs à la Seconde Guerre mondiale à Nantes par d'anciens résistants, des dons sont régulièrement effectués au musée.
La collecte s'avère plus délicate pour une période plus ancienne comme la Grande Guerre, et la sensibilisation du public est d'autant plus urgente.
Les pièces collectées entreront de manière définitive dans le patrimoine de la Ville de Nantes, propriétaire des collections du musée d'histoire de la ville.
Les 8 et 9 novembre
La collecte aura lieu les samedi 8 et dimanche 9 novembre, de 14 heures à 17 heures au centre de documentation du musée. Entrée par l'accueil-billetterie. Krystel Gualdé, responsable du service de la conservation au château, accueillera le public pour enregistrer les dépôts d'objets et de documents, les propositions de témoignages, ou prendre des contacts avec les personnes susceptibles de fournir des renseignements.
Renseignement : 02 51 17 49 00.
Avez-vous bien suivi l'actu de 2008 ?L’amicale des anciens élèves de l’école laïque, boulevard de la Fraternité. C’est ce qu’on peut lire sur le camion ainsi qu’une affiche annonçant un grand rallye cycliste. À gauche, le Chalet Suisse, place Zola.
Au dos de cette photo, une légende « 25 avril 1937, le rallye cycliste de l’amicale ». Qui a connu ces princes de la petite reine ?
Écrivez-nous à l’adresse suivante :
Presse Océan « En quête d’histoires »,
8, rue Santeuil,
44 000 Nantes.
Ou par e-mail : stephane.pajot@presse-ocean.com
Au dos de cette carte photo, dénichée à la brocante de la place Viarme, un samedi matin, deux indices. On peut y lire, marqué au crayon de bois « Familles : Georges Frémin, Delanoé ». Le cachet du photographe est le suivant : Royal Photo, 8, rue de la Barillerie, Nantes. Qui nous en dira plus ?
Écrivez-nous à l’adresse suivante :
Presse Océan
« En quête d’histoires »,
8, rue Santeuil,
BP 22 418,
44 024 Nantes cedex 1.
Ou par e-mail :
stephane.pajot@presse-ocean.com
Presse Océan « En quête d’histoires »,
8, rue Santeuil, BP 22 418,
44 024 Nantes cedex 1.
Le tour de Nantes 1926 partait de la place du Commerce depuis le café Le Toulouse. sur cette photographie, ce sont les deux gagnants. Qui se souviendra de leur nom, de leur histoire ?
Écrire à l’adresse suivante :
Presse Océan « En quête d’histoires »,
8, rue Santeuil, BP 22 418,
44 024 Nantes cedex 1.
E-mail : stephane.pajot@presse-ocean.com
Qui se souvient du peintre nantais Pierre Baudrier ? Cette carte photo, trouvée au détour d’une brocante, nous montre le visage d’un homme jovial à la grande barbe. Mais qui saura nous en dire plus sur l’histoire de ce peintre disparu au début des années soixante ?


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