Qu'est-ce qui vous a convaincu de signer à Nantes ?
« Pour moi, c'est un défi. L'équipe de Nantes est très connue même si elle est redescendue en L2. Je suis très content d'être ici. J'ai regardé sur internet des informations sur le FCN. Cette formation me plaît depuis longtemps. »
D'autres clubs s'intéressaient-ils à vous ?
« Oui. Il y avait des équipes grecques (Olympiakos, Panathinaïkos) et allemandes (Wolfsburg). En France, il n'y avait que Nantes. »
C'est la première fois que vous quittez la Slovaquie. Ça vous fait peur ?
« Bien sûr, j'ai quelques craintes mais j'espère que tout va bien se passer. »
Quel effet d'être le premier Slovaque dans l'histoire du FC Nantes ?
« C'est un honneur pour moi de jouer dans un pays comme la France et dans une équipe comme Nantes.
J'arrive après beaucoup de grands champions. »
Que savez-vous du passé du club ?
« Je sais que le FCN a joué en L1 durant plus de quarante ans avant de descendre il y a peu. En revanche, je ne connais pas le nombre de titre de champion. Avant, Nantes jouait toujours la Ligue des Champions. Les joueurs sont surnommés les Canaris. »
À cet égard, quels joueurs connaissez-vous ?
« Dès que j'ai su que j'allais venir ici, le nom d'Ivan Klasnic m'est aussitôt venu à l'esprit. (on lui dit que le Croate devrait partir). C'est dommage.
J'aurai toutefois l'occasion de rencontrer des joueurs serbes (Babovic, Djordjevic) avec lesquels je vais évoluer. »
Et l'entraîneur, qu'en est-il ?
« Je le connaissais déjà avant. C'était un défenseur allemand. On a discuté hier soir. J'ai eu la meilleure impression. »
Vous n'êtes pas sans savoir qu'avec cinq gardiens, la concurrence va être difficile...
« La concurrence, c'est une bonne chose. Elle est présente dans chaque bon club. Je vais tout faire pour la battre. »
Êtes-vous assuré d'être le numéro un ?
« Je ne sais pas si je serai le gardien numéro un mais je ferai tout pour.
Je vais tout faire pour fortifier l'équipe (sic). »
Ne craignez-vous pas, du fait d'évoluer en L2, d'être moins visible pour le sélectionneur national ?
« Non. Car le niveau des matches, ici, est très, très élevé.
Il y a toujours beaucoup de spectateurs au stade. Pour moi, c'est un pas en avant. »
Quelles sont vos qualités ?
« Ayant commencé à 17 ans, je suis assez expérimenté. J'ai déjà été champion de plusieurs ligues en Slovaquie. »
Certains vous comparent un peu à Petr Cech (Chelsea)...
(sourire) « Peut-être se ressemble-t-on un peu côté apparence. Mais j'aimerais bien lui ressembler en tant que joueur. J'espère, un jour, atteindre son niveau. »
Comment allez-vous faire pour communiquer avec vos coéquipiers ?
« Au début, ce sera, bien sûr, assez difficile. Je parlerai alors en anglais. Mais ma priorité est d'apprendre le français le plus vite possible (il nous dit alors, en français, « bonjour », « salut » avant de compter jusqu'à dix). J'ai hâte de les rejoindre en stage. »
Enfin, savez-vous que le mari d'Adriana Karembeu, Slovaque comme vous, a débuté sa carrière ici ?
« Oui, je l'ai vu sur des photos au club. Il y a 14 ans, il jouait ici... »
Recueilli par Jean-Yves Queignec
Repères
Lubos Kamenar en bref
Né le 17 juin 1987
1,93 m - 78 kg
Clubs précédents : Spartak Trnava, Artmedia Bratislava
(soit 105 matches de championnat slovaque et une
vingtaine en coupes d'Europe)
Sélection A : 1
Ce n'était peut-être que des essais, pourtant le sérieux régnait hier sur la piste de la Picaudière, à Carquefou, pour ce premier jour des Championnats de France de BMX. La raison à cela, la plupart des 1 200 pilotes, cette piste ils ne la connaissent pas. Pas question donc de prendre ces « tours de chauffes » à la légère, au risque de rater la grande compétition de ce week end. L'occasion aussi pour tout ces « as du BMX » de se familiariser avec les deux principales difficultés de la piste : la troisième ligne droite, très technique, et le premier grand virage où il faudra savoir à coup sûr, bien se positionner.
Pour les spectateurs aussi c'étaient l'occasion de prendre leurs marques avec le site de la Picaudière. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils étaient nombreux pour cela. Famille, amis, amateurs de BMX, les gradins des deux tribunes étaient bien garnis pour cette séance d'essais. Des non-initiés avaient aussi fait le déplacement, et apparemment, ils ne le regrettaient pas. « Je ne connais pas grand-chose du BMX mais je suis quand même venu car ce n'est pas tout les jours que l'on reçoit des championnats de France dans la région, explique Cyril, jeune Nantais. Je reviendrais demain car ce que j'ai vu aujourd'hui m'a bien plu ».
Pottier devrait être forfait
Une belle première journée donc. La seule ombre au tableau reste le probable forfait de la Carquefolienne Magalie Pottier. Elle souffre toujours d'une entorse acromio claviculaire et ne prendra sa décision quant à son éventuelle participation que ce matin.
Aujourd'hui les compétitions débuteront dès 9 heures avec les débuts du challenge cruiser.
Mais l'événement phare de la journée d'aujourd'hui sera bien le championnat de France 20 pouces.
Début des hostilités à 14 heures.
T.F.
Principales difficultés : le 1
er virage et la 3
e ligne droite