L'actu du club
Il manquait une victoire aux Nantais avant la trêve afin de remplir la première moitié de leur objectif fixé par Gaël Pelletier. Le 3e succès du H à Paris (25-27) est survenu à point nommé pour couper court à une crise entre entraîneur et dirigeants dont une équipe ne sort que rarement indemne.
« On avait dit en début de saison que ce serait dur, la saison nous le montre, analyse le président. Sans le dire on ciblait deux équipes que sont Sélestat et Aurillac à mettre derrière nous. Aurillac parait marquer le coup alors que nous semblons monter en puissance. Il faut qu'on reste sur cette même dynamique et ne surtout pas croire qu'on a réussi juste parce qu'on a recollé au peloton des prétendants au maintien » réajuste-t-il.
Le H sensible aux coups de pression
Le message sera-t-il entendu d'une équipe dont le potentiel est reconnu dans l'Hexagone mais qui n'a que trop tardé à en tirer parti ? Le « coup de pression » présidentiel aura eu pour mérite de tenir le groupe sur le qui-vive jusqu'à l'ultime seconde de la phase aller. Il lui aura aussi donné l'opportunité de démontrer qu'il peut, durant tout un match, se montrer actif et plus seulement réactif aux difficultés qu'il affronte ainsi que l'analyse Stéphane Moualek (lire par ailleurs).
Des jours meilleurs à venir
Dans l'oeil du cyclone, l'entraîneur nantais a rempli in extremis le contrat qui lui avait été fixé : « On est à peu près dans les clous » estime-t-il avec le sentiment que des jours meilleurs viendront à partir du 14 février, date de la reprise de la LNH. D'ici là, une recrue d'expérience, susceptible de stabiliser la gestion des ballons, devrait venir étayer le groupe nantais encore trop tendre dans le money-time. Le public nantais, lui, s'est rassasié de LNH en 2008 en répondant constamment présent aux rendez-vous fixés au Palais des sports de Beaulieu puis à Mangin. Démonstration qu'à défaut de sa réussite, il a apprécié l'abnégation avec laquelle les Nantais ont défendu leurs couleurs. 2009 débutera avec la visite de Saint-Raphaël, actuel 8e, une belle affiche qui ne devrait pas manquer d'être plus appréciée que les autres.
OJL Terrien
Les nouvelles rassurantes concernant la blessure de Florent Corbin (lire ci-dessous) rejaillissent sur les besoins en terme de recrues, le H devrait ainsi se contenter de n'engager qu'un seul joueur pour suppléer Danilo Drobnjakovik. Le club est sur une piste sérieuse concernant quatre joueurs et notamment le demi-centre international de Dunkerque, l'Ukrainien Yuri Petrenko (31 ans, 11 matches cette saison, 25 buts) dont, par chance, la sélection n'est pas qualifiée pour le mondial en Croatie... À suivre.
Examens rassurants pour Florent Corbin
Blessé au genou lors d'un entraînement peu avant le match d'Ivry, Florent Corbin a subi des examens rassurants puisqu'une opération ne sera pas nécessaire. Au repos depuis deux semaines, l'arrière droit devrait pouvoir réintégrer le groupe en février.
Marouene Maggaiez au Mondial avec la Tunisie
Les vacances seront brèves pour le gardien du HBC Nantes Marouene Maggaiez sélectionné pour le Mondial en Croatie qui se déroulera du 16 janvier et 1er février. L'international est attendu en stage dans son pays du 22 au 30 décembre, du 3 au 7 janvier il jouera un tournoi en Suède, du 8 au 12 le tournoi Maranne à Paris puis un dernier match de préparation en Croatie. La Tunisie sera opposée dans son groupe à l'Allemagne, la Pologne, la Macédoine, la Russie et l'Algérie.
10 jours de vacances
Leur victoire à Paris a permis aux joueurs du H d'obtenir 24h de vacances supplémentaires. Depuis hier soir les Nantais ont quartier libre pour profiter des fêtes de fin d'année, l'entraînement reprendra pour eux le lundi 5 janvier non sans avoir scrupuleusement suivi un programme individuel pour préserver leur condition physique, car la reprise sera musclée.
En manque d'une troisième victoire récalcitrante, le HBC Nantes avait pour mission de gagner contre Ivry à Mangin au péril d'avoir tout à miser sur Paris à Coubertin. La première étape ayant capoté samedi soir, l'objectif en forme d'ultimatum pour le maintien de Stéphane Moualek sur le banc de l'équipe première vaut désormais pour la sortie des Nantais sur le parquet des Parisiens.
Certes l'équipe d'Olivier Girault, 9e, n'affiche pas le potentiel des Ivryens. Et la proche perspective d'un déplacement à Cannes en vue des quarts de finale de la coupe de la Ligue, qualificatifs pour un « final four » en Floride, pourrait être de nature à distraire les Franciliens de leurs obligations en LNH. « Si on est présent dès l'entame du match, peut-être qu'ils lâcheront parce qu'ils auront plus envie de gagner pour aller à Miami que de battre Nantes, le Petit Poucet qu'on peut prendre par-dessus la jambe » estime Stéphane Moualek avec son vécu d'ancien joueur.
Et si la Floride trottait dans la tête des Parisiens
Pour le H, tous les atouts seront bons à exploiter en augurant une année 2009 plus florissante d'un angle comptable. Car selon la configuration actuelle du classement, c'est un mini-championnat à trois qui se profile, avec pour concurrents Aurillac et Sélestat tandis qu'une seule place demeure vacante dans le canot de sauvetage. « Nous devons provoquer des choses qu'on a envie de voir, c'est-à-dire jouer en action et pas en réaction. C'est éprouvant de jouer en réaction surtout dans ces moments un peu difficiles où on croit que chaque petite erreur est rédhibitoire. »
Malheureusement les Nantais n'ont guère réussi à se préserver physiquement face à Ivry, le scénario du match leur ayant laissé croire jusqu'au bout qu'une victoire restait accessible. « Je leur ai demandé à la mi-temps quand on était mené de 6 buts ce qu'ils voulaient faire. Ils m'ont tous répondu qu'ils voulaient se battre, j'ai dit : on va se battre et mourir ensemble. Si on reproduit le même niveau de jeu, on peut prétendre à quelque chose » promet l'entraîneur.
Stéphane Moualek ne jouera pas l'adjoint
Sera-ce suffisant pour influer sur un scénario grippé sur la réplique : « bien joué, quel dommage ! »
Quoi qu'il en soit, en cas de défaite, Stéphane Moualek sera difficile à recycler à la sauce HBCN.
« À un autre poste, je ne sais pas. S'il est en adéquation avec mes diplômes et ce que j'ai apporté au club : Oui. S'il ne l'est pas il devra y avoir discussion. Je ne vois pas autre chose que d'être entraîneur de l'équipe première du HBC Nantes pour Stéphane Moualek. En tout cas je ne ferai pas l'adjoint » conclut le coach qui rencontrera ses dirigeants au retour de Paris pour se dire que l'aventure continue... ou qu'elle prend une funeste tournure.
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La dynamique adoptée par le HBC Nantes semblait pourtant pouvoir permettre aux joueurs de Stéphane Moualek d'exister face aux Ivryens. Une défense en place ne laissant rien au hasard, des mouvements offensifs sur lesquels les pivots se retrouvaient servis dans des conditions favorables... de quoi tenir la comparaison un temps avec le champion de France 2007. Un temps seulement car déjà Chapon donnait un aperçu de son coup d'oeil sur les tentatives nantaises. Le gardien d'Ivry marquait des points psychologiques sur les tireurs locaux comme sur ce penalty de Vergely détourné (13e). Le H cumulait bientôt trop de déchets pour maintenir son rythme à l'affichage (4-4, 12e).
Lambert limite le déficit
Sous l'impulsion de Smajilagic, les Val-de-Marnais prenaient le large en rendant tout à coup la défense du H bien trop perméable (5-10, 20e). La réussite aux tirs de Lambert (3/3 en 4 minutes) ne faisait que limiter l'ascendant des joueurs de Pascal Léandri dynamisés par le feu follet Crepain (13-18 à la pause).
Les Nantais refusaient néanmoins d'abdiquer et l'US IVry se voyait contraint d'user d'expédients pour dissuader son adversaire d'un possible retour. Verdier sur penalties puis Dole insaisissable de son aile droite mettaient successivement Chapon et Hansen au supplice (23-26, 47e puis 27-28, 51e). Le H sonnait la révolte avec une pugnacité retrouvée à l'image d'Haraket, auteur d'une égalisation pleine de hargne (29-29, 55e).
Ivry à l'expérience
Ivry, au seuil de la rupture gagnait du temps, de quoi redouter une issue fatale pour les Nantais, guère favoris dans le contexte d'un money-time. Contraints à prendre des risques aux tirs, le H jouait de malchance à l'image d'Haraket qui touchait poteaux et transversales en essayant de garder le contact avec les Franciliens. Toujours aussi agressifs en défense, ces derniers exploitaient leur expérience pour tenir Bruno Pagès et ses coéquipiers à distance. Le dernier but de Gormit n'allait guère modifier l'issue de cette 12e journée ponctuée d'une 9e défaite (31-32) des Nantais. Mercredi à Paris, ce sera leur ultime chance de remplir la première partie de leur contrat.
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L'union sacrée qui prévalait la saison passée dans l'optique d'une accession en Ligue nationale s'est lézardée au seuil de la 11
e journée dans l'élite entre la direction du club et le coach Stéphane Moualek :
« Je suis sur la sellette » admet l'entraîneur de la montée en LNH, conscient que l'objectif des 7 à 8 victoires nécessaires au maintien est des plus compromis en cas de revers ce soir à Mangin-Beaulieu contre Ivry.
« Il y a de bonnes choses dans ce club. À nous de tous nous remettre en question, entraîneur, préparateur physique, joueurs qui reproduisent souvent les mêmes erreurs et dirigeants qui ont du mal à recruter un joueur. Il faut qu'on se retrousse les manches et qu'on aille à la bataille, parce que les adversaires savent que c'est celui qui sera le moins professionnel de tous qui perdra », souligne avec conviction le coach.
Mais laissera-t-on à Stéphane Moualek le temps de planifier de prochaines victoires à la tête de l'équipe : « Je ne suis pas sûr, concède le technicien. Parce que c'est plus facile de procéder comme ça sur l'entraîneur et à partir du moment où la direction est à l'écoute d'un groupe de joueurs qui pensent que c'est comme ça que ça doit se passer, ce n'est pas une réflexion individuelle liée uniquement à des résultats » déplore-t-il.
Des Ivryens au taquet
C'est dans ces conditions délétères que les Nantais accueillent donc Ivry qui vient de tenir en échec (31-31) le vice-champion de France Chambéry. Des Franciliens dont Pascal Léandri, leur coach, reconnaît la bonne tenue en cette fin d'année : « Je ne sais pas si on est l'équipe en forme de ce mois de décembre, mais on essaye de se donner les moyens d'atteindre les objectifs fixés : finir dans les trois premiers. » Actuels 4es, les Ivryens n'ont pas le loisir de musarder pour entrer dans leurs clous : « On est dans les temps, mais il ne faut plus perdre de point, confirme leur entraîneur. On ne vient pas en villégiature sur la côte ouest. Ils ont des joueurs talentueux, ils ont leur place en LNH. On envisage un match compliqué. »
Le retour d'Hatem Haraket
Reste que du côté nantais, après l'indisponibilité de Danilo Drobnjakovic, c'est désormais celle de Florent Corbin qui réduit l'impact du H : « Haraket revient aux affaires, rappelle Stéphane Moualek. Il y aura ce changement dans la stratégie, mais aussi l'envie de penser au match qui suit 4 jours après à Paris contre une équipe qui, elle, jouera dimanche contre Chambéry et 4 jours après en coupe de la Ligue contre Aurillac. »
Mais sans anticiper sur Paris avec Ivry : « Il va nous falloir faire un très gros match » sait déjà Stéphane Moualek dont ses dirigeants attendent surtout les deux points du succès pour lui concéder un sursis. À moins que cette partie-là ne soit déjà jouée...
OJL Terrien
Recevoir Ivry, 3
e de la D1 en 2008 et champion de France 2007, ne devrait vraisemblablement pas être beaucoup plus facile que d'exister aux dépens de Montpellier. Seulement voilà, entre les deux matches se sont écoulés trois mois au cours desquels le HBC Nantes a pris du volume... à l'image d'Anthony Lambert, désormais 3
e buteur nantais (32 réalisations) après des débuts timorés dans l'élite
:
« J'ai fait deux trois premiers matches plus que médiocres mais, en bossant, j'arrive à me mettre au niveau de la LNH » souligne-t-il lucidement.
« On est une équipe avec du caractère »
Pourtant, à l'épreuve d'Ivry et en l'absence notable de Florent Corbin, forfait lors des deux prochains matches en raison d'une blessure au genou, l'efficacité de l'arrière gauche n'en sera que plus prépondérante : « Peut-être que moins il y a de joueurs à un poste, plus ils se responsabilisent. On retrouve l'équipe de l'année dernière. Ça fait deux ans et demi qu'on joue ensemble. On se connaît avec nos qualités et nos défauts. On est une équipe avec du caractère, je pense.
« De toute façon, on ne peut pas pleurer sur notre sort, ce n'est pas le moment. » Effectivement.
« Ivry c'est prenable »
Ivry, analysée du côté H comme « âpre en défense, virulente. Parfois à la limite du correct, une équipe parisienne qui ne lâche rien », est donc attendue à la hauteur de son palmarès. « Il va falloir faire attention, reconnaît Anthony Lambert, avec des joueurs comme Fabrice Guilbert (international A, N.D.L.R) ou le gardien François-Xavier Chapron, qui fait partie du top 3 du championnat.
« Mais il ne faut pas qu'on ait peur. Ivry, c'est prenable. On va y aller le couteau entre les dents. Je pense qu'avec une grosse envie et un gros public, il y a moyen de les bousculer. »
« En tout cas, personnellement, j'espère continuer sur ma lancée et apporter à l'équipe ce que j'apporte en ce moment, ni plus ni moins. Ou peut-être plus mais en tout cas pas moins » ponctue le Nantais.
OJL Terrien
Florent Corbin forfait pour IvryCoup dur pour le HBC Nantes qui, après la grave lésion de Danilo Drobnjakovic aux ligaments croisés, vient d'enregistrer le forfait de Florent Corbin sur une blessure au genou contractée mardi à l'entraînement.
La recrue estivale du H qui avait jusqu'alors pris part aux 11 matches de LNH, en inscrivant 29 buts, va d'ores et déjà manquer le match de samedi prochain face à Ivry.
Haraket trop fort en N2Victime d'une blessure au thorax qui l'avait contraint à manquer la réception d'Aurillac le 22 novembre dernier, Hatem Haraket a fait la démonstration de ses talents de buteur avec la réserve nantaise en N2.
L'international tunisien est revenu de Vernouillet où il a inscrit la bagatelle de 15 buts, soit 45,5 % des réalisations de son équipe, toutefois contrainte au partage des points 33 à 33.
Véronique Raballand nommée président déléguéeSur proposition du président Gaël Pelletier et avec la meilleure considération des membres du conseil d'administration du H, Madame Véronique Raballand qui encadrait préalablement les équipes jeunes du club a accepté la fonction de présidente déléguée au secteur associatif du HBCN.
Moins de 200 places restent à vendre face à IvryComme on en a pris l'habitude, le 6
e match du HBC Nantes à domicile va faire recette. Pour l'accueil d'Ivry, actuel 4
e de LNH, il ne restait hier qu'un peu moins de 200 places à réserver.
Pour ceux qui ne souhaitent pas prendre le risque de ne plus trouver de ticket aux guichets samedi soir, la réservation sur internet se poursuit sur le site du club :
www.hbcn44.comClaude Poulmarc'h honoré à la mi-temps de HBCN - IvryÀ la mi-temps du match HBCN - Ivry de ce samedi, Michel Thomas, Directeur régional de la Jeunesse et des sports, remettra à Claude Poulmarc'h, ancien président et actuel administrateur du HBCN, la médaille de la Jeunesse et des sports pour son engagement de plus de quarante ans au service du club, et plus généralement du handball.
La LNH reprend ses droits après treize jours sur le mode pause. Les Nantais qui avaient atteint cette trêve internationale sur un succès indispensable contre Aurillac (23-22) se voient proposer la seconde partie du challenge : sortir de la zone de relégation. L'éventualité se concrétisera à condition de l'emporter ce soir à Toulouse, une équipe dont l'avantage n'est plus que d'un point sur les hommes de Stéphane Moualek. « À nous de démontrer que l'on peut maintenir notre niveau de jeu, surtout à l'extérieur », précise le coach.
De fait, les Haut-garonnais affichent la particularité de s'être montrés plus performants en déplacement qu'à domicile : « Toulouse a surtout mal commencé à mes yeux puisqu'après leur victoire à Tremblay ils ont perdu chez eux ensuite contre Aurillac et Sélestat pour qui ça reste la seule victoire de la saison », rappelle le technicien nantais.
Un H bonifié sous pression
Mais comme pour le H à l'épreuve d'Aurillac lors de la précédente journée, les Toulousains évolueront le couteau sous la gorge avec pour mission de ne pas sombrer. Très inconfortable... « Ils ne peuvent pas se permettre de perdre un 3e match contre un prétendant au maintien, estime Stéphane Moualek. Je pense que c'est eux qui ont la pression mais on a envie de l'avoir aussi parce que c'est comme ça qu'on joue bien depuis maintenant 7-8 matches. Le niveau de notre jeu a augmenté et l'adversaire n'est ni Chambéry ni Montpellier. » Alors, les Nantais peuvent-ils y croire ?
Deux places pour le H ?
« Il faut qu'on ouvre le compteur point à l'extérieur assène Stéphane Moualek, mieux que ce qu'on a fait à Istres. Au niveau des internationaux on ne combat pas dans la même cour mais j'ai envie d'avoir cette pression qu'on peut gagner deux places en un week-end. Ça ne nous est pas encore arrivé. Ce serait bien de marquer les esprits comme Aurillac l'avait fait à Sélestat au début du championnat. » Il est certain qu'une performance au palais des sports de Toulouse attribuerait nécessairement un crédit jamais accordé au H d'autant qu'Aurillac reçoit Montpellier samedi avec un microscopique espoir de faire chuter l'invincible champion de France, d'où la seconde place à grappiller évoquée par l'entraîneur du H. « Ça nous permettrait de rentrer dans les deux derniers matches (Ivry et Paris) avec l'envie de faire trébucher un très gros du championnat », se délecte-t-il déjà à cette idée.
OJL Terrien
Le HBC Nantes s'attache à adopter un rythme de croisière qui passe par d'impératifs succès à domicile pour continuer à croire en son maintien. La victoire de samedi soir contre Aurillac (23-22) s'est construite non sans quelques à coup mais les Nantais, désormais capables d'accentuer leurs phases de jeu rapides, ont réussi à bousculer des Auvergnats bien campés devant leur gardien Yann Genty. Et tandis qu'elle menait 8 à 6 sous l'impulsion notable d'Abily, l'équipe de Raphaël Geslan se retrouvait stoppée dans son élan par une défense du H très assidue.
Qui sait dès lors ce qu'il serait advenu si Genty ne s'était pas donné une torsion de la cheville droite en toute fin de mi-temps, une blessure le contraignant à une sortie prématurée alors qu'il affichait un pourcentage d'arrêts supérieur à 50.
« Peut-être que cette sortie nous a filé un coup de main admettait Chérif Gormit
. De toute façon, par la porte ou par la fenêtre il fallait gagner » concluait le demi-centre.
Le quart d'heure nantaisEt cet objectif, le collectif nantais s'y employait dès son retour sur le parquet pour passer un 4-0 aux Cantalous (13-11, 37
e) au prix d'exclusions temporaires exploitées dans la foulée par Fruchart et ses coéquipiers (13-15, 41
e).
Le H se jetait dès lors dans un dernier quart d'heure débridé dont le point d'exergue était constitué par l'arrêt de Pagès sur un penalty de Chanteraud (53
e). Que pouvait-il dès lors arriver aux joueurs de Stéphane Moualek évoluant dans une sorte d'état de grâce à peine terni par une ou deux «
boulettes
» maintenant Aurillac la tête tout juste hors du bouillon (20-17 puis 23-20, 57
e).
Le but égalisateur d'Aurillac refuséEt pourtant... L'attentisme guettait le H, lequel refusait de prendre les tirs. Aurillac n'avait pas ces scrupules et s'attribuait ainsi une possession de balle à une minute du coup de sifflet final pour l'égalisation. Et le pire c'est que Abily marquait sur le coup de buzzeur. Trop tard selon l'arbitre M. Carmaux. «
Je n'étais pas prêt pour le dernier tir, mais visiblement il n'était pas à bonne distance analysait quant à lui Marouene Maggaiez.
Nous devons travailler dans les dernières minutes du match. C'est ça le handball de haut niveau. Il faut se méfier des dernières minutes » convenait le gardien nantais. En dépit de la pagaille qui s'en suivait, le directeur de jeu ne revenait pas sur cette décision confirmant la victoire du H. Un succès escompté que le promu devra s'en aller bonifier le 5 décembre à Toulouse (12
e), équipe désormais à portée du HBCN.
OJL Terrien avec José Aïhonnou